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Macky Sall retire sa candidature après le vote informel du Conseil de sécurité

Publié le : 17 oct. 2026 à 17:56
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L’ancien président sénégalais a annoncé, le samedi 17 octobre 2026, son retrait de la course au secrétariat général des Nations unies. Après les consultations du Conseil de sécurité tenues la veille, il explique vouloir favoriser l’émergence d’une candidature consensuelle, tout en plaidant pour une place accrue de l’Afrique dans la gouvernance mondiale.

Macky Sall ne briguera plus le poste de secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU). L’ancien président du Sénégal a annoncé le retrait de sa candidature dans une déclaration publiée le samedi 17 octobre 2026 à Marrakech, au lendemain d’un vote informel du Conseil de sécurité.

Dans son message, il explique avoir pris cette décision après des consultations avec le président burundais Évariste Ndayishimiye, qui assure la présidence en exercice de l’Union africaine, et le chef de l’État sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, président en exercice de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

Macky Sall affirme vouloir contribuer à l’émergence d’une candidature susceptible de réunir un consensus au sein du Conseil de sécurité. Il évoque également les tendances observées lors des différents votes tests, qui, selon sa lecture, favorisaient une personnalité issue de l’Amérique latine et des Caraïbes, éventuellement une femme.

 

Un vote informel défavorable à sa candidature

L’annonce intervient après une consultation informelle organisée le vendredi 16 octobre. Selon la Radiodiffusion télévision sénégalaise (RTS), Macky Sall a recueilli cinq avis favorables et dix défavorables lors de ce scrutin indicatif.

L’Agence de presse sénégalaise (APS) rapporte également que sa candidature a reçu des avis défavorables de trois des cinq membres permanents du Conseil de sécurité. Ces derniers disposent d’un droit de veto dans le processus formel de recommandation du futur secrétaire général.

Le vote informel ne constitue toutefois pas une décision définitive de nomination. Il sert notamment à apprécier les soutiens dont disposent les candidats avant les étapes formelles de la procédure.

Pour accéder au secrétariat général, une candidature doit obtenir la recommandation du Conseil de sécurité, avant une nomination par l’Assemblée générale des Nations unies. Le mandat de l’actuel secrétaire général, António Guterres, arrive à échéance le 31 décembre 2026.

 

Le soutien africain et les consultations politiques

La candidature de Macky Sall avait été proposée par le Burundi en mars 2026. Le président burundais, Évariste Ndayishimiye, l’avait parrainée, tandis que le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye lui avait apporté le soutien officiel de son pays.

Dans sa déclaration de retrait, l’ancien chef de l’État remercie les deux dirigeants, les États membres du Conseil de sécurité qui ont soutenu sa candidature ainsi que son équipe de campagne. Il adresse également ses remerciements aux Sénégalais, aux organisations politiques, à la société civile et aux personnalités religieuses et coutumières qui l’ont accompagné.

Macky Sall présente sa démarche comme une volonté de mettre plusieurs décennies d’expérience dans la vie publique au service de l’organisation internationale. Il avait notamment mis en avant son expérience de la présidence du Sénégal et de la direction de l’Union africaine pour défendre sa candidature.

 

Réformer l’ONU et renforcer la voix de l’Afrique

Le retrait ne signifie pas, selon lui, un abandon des objectifs qui avaient motivé sa démarche. Macky Sall cite la paix, la sécurité, le développement économique et social, la coopération internationale et le dialogue entre les nations.

Il estime que les Nations unies doivent transformer en profondeur leurs méthodes de travail et leur fonctionnement. Il fonde cet appel sur un contexte international marqué par la multiplication des conflits, les rivalités géopolitiques et les difficultés économiques et financières.

L’ancien président insiste également sur la nécessité pour l’Afrique de continuer à faire entendre sa voix dans les instances de décision internationales et de renforcer sa participation à la gouvernance mondiale.

Cette question dépasse sa candidature personnelle. Elle renvoie aux débats récurrents sur la représentation du continent au sein des institutions multilatérales, notamment au Conseil de sécurité, dont la composition permanente ne comprend aucun pays africain.

 

Une succession encore à finaliser

Le retrait de Macky Sall met fin à sa tentative d’accéder au poste de secrétaire général, mais ne clôt pas le processus de désignation du successeur d’António Guterres.

La prochaine étape repose sur les consultations et la recommandation du Conseil de sécurité, suivies de la nomination par l’Assemblée générale. L’issue dépendra des candidatures maintenues et des soutiens réunis dans le cadre de cette procédure.

En souhaitant plein succès à la personne qui sera appelée à exercer cette fonction, Macky Sall affirme maintenir son engagement en faveur du multilatéralisme. Son retrait ouvre ainsi une nouvelle phase dans la course à la direction de l’ONU, alors que les discussions sur la réforme de l’institution et la place de l’Afrique dans la gouvernance mondiale restent d’actualité

 

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